Recherches

Pionniers dans la guérison énergétique
Pioneers of Energy Healing – Dr Franz Anton Mesmer, by René Dosen (en anglais, traduction bientôt)
 
LE TOUCHER THÉRAPEUTIQUE ET LES GRANDS BRÛLÉS
 
Au cours de ces quelques pages, j’essaierai de démontrer que le Toucher Thérapeutique peut aider les Grands Brûlés.
 
Présentons d’abord le Toucher Thérapeutique comme une interpretation contemporaine de pratiques ancestrales telles que l’imposition des mains, le transfert d’énergie ou encore le guérisseur intérieur.
Ces pratiques se composent de techniques permettant de diriger consciemment ou de moduler de manière sensible les énergies humaines.
 
Au cours d’un traitement de toucher thérapeutique le praticien n’a pas absolument besoin de toucher la peau de la personne, ce qui en fait au premier abord une pratique toute indiquée pour des personnes ayant subi de graves brûlures.
 
Afin de mieux cerner le Toucher Thérapeutique, voici les postulats fondateurs du mouvement initié par Dolorès Krieger et Dora Kunz :
 
  • Toutes les sciences de la vie reconnaissent que physiquement l’être humain est un système énergétique ouvert.  Le transfert d’énergie entre les êtres est un phénomène naturel et continu.  Lors d’un traitement ce phénomène est influencé par l’intentionnalité du praticien;
  • Sur un plan anatomique, l’être humain est bilatéralement symétrique;
  • La maladie est un déséquilibre dans le champ énergétique d’une personne;
  • Les êtres humains ont naturellement la faculté de transformer et de transcender leurs conditions de vie, facultés indispensables à toute guérison.
Essayons maintenant de présenter les grands brûlés afin de mieux cerner comment le Toucher Thérapeutique peut leur venir en aide.
 
Chacun de nous a une fois dans sa vie expérimenté le fait d’approcher une source de chaleur intense, ne serait ce qu’en été où le soleil darde de ses rayons tout ce qui est à sa portée.  Par réflexe, c’est-à-dire de façon inconsciente, une personne approchant d’un peu trop près une source de chaleur va s’éloigner de la source, ceci afin de ne pas endommager les tissus de la peau et tout ce qui s’y rattache.
 
Imaginons maintenant une personne ayant subi des brûlures intenses non pas à un point donné de son corps mais sur une grande surface de sa peau.  La douleur est non seulement insupportable physiquement mais l’atteinte est également psychologique, ralativement à son image corporelle bien sûr, mais aussi à une immobilisation dans un service hospitalier, à une remise en question de sa manière de vivre, etc…
 
La communauté scientifique a démontré que cette personne, dite le grand brûlé, traverse quatre phases : la phase précoce, la phase intermédiaire, la phase récupérative et la phase tardive :
 
  • La phase précoce correspond à son séjour au soins intensifs.  L’équipe médicale déploie tous les moyens pour la soulager de douleurs intenses et pour maintenir le plus grand confort possible, que la personne soit consciente ou comateuse.  Anesthésiants, neuroleptiques et autres anxiolytiques, tout en la soulageant, entraînent une diminution des repères physiques.
  • La phase intermédiaire correspond à la sortie de l’état critique et à la prise de conscience de la situation.  Un état post traumatique peut s’installer avec l’impression de revivre son accident accompagné de panique et de cauchemars.  Cette phase delicate à traverser peut être à l’origine d’un grand découragement.
  • La phase récupérative ou préparation à la sortie de l’hôpital : beaucoup de questions émergent, la plus part restant sans réponse.
  • La phases tardive, c’est la sortie du milieu protégé.  La personne est confrontée à ses limitations et risque dépression et troubles d’anxiété.  Il s’agit d’apprendre à se réadapter à la vie extérieure.
Au cours de ces différentes phases, afin de lutter contre la fibrose musculaire, les raideurs articulaires et cutanées, la personne est prise en charge dès que possible par des rééducateurs pour l’aider à récupérer une image corporelle satisfaisante et surtout une certaine autonomie.
 
Abordons brièvement la notion de douleur :
Il a été démontré que la tolérance à la douleur augmente dans certaines circonstances, notamment lorsqu’une personne est sereine, détendue.  À l’inverse tout stress tend à accentuer les sensations de douleur.  Or le relentissement de la douleur s’accompagne de troubles du sommeil, de baisse d’activité, de tristesse, de gêne professionnelle, sociale et familiale.
 
Voyons maintenant en quoi le Toucher Thérapeutique peut être utile aux grands brûlés en abordant les applications thérapeutiques générales, étudiées scientifiquement :
 
  • Diminution de la douleur et de l’anxiété
  • Stimulation du système immunitaire
  • Disparition des maux de tête
  • Accélération de la cicatrisation des plaies et des fractures
  • Réduction des effets indésirables post opératoires et ceux de la chimiothérapie
L’objectif premier du Toucher Thérapeutique est de soulager la personne de son malaise et de renforcer ses capacités d’auto guérison afin qu’il recouvre plus rapidement une santé satisfaisante.
D’autres actions bénéfiques peuvent survenir relatives à chaque traitement.  Selon les praticiens, le transfert d’énergie et l’harmonisation du champ énergétique favorisent la santé physique et psychique.
 
Reprenons la situation du grand brûlé phase par phase et voyons ce que le Toucher Thérapeutique peut apporter à cette personne.
 
De la phase précoce où la personne peut ne pas être consciente, en passant par les phases intermédiaire et récupérative au cours desquelles les personnes se sentent démunies, voire stressées par leur situation, à la phase tardive qui la voit sortir du service hospitalier, des traitements en Toucher Thérapeutiques visant à apporter relaxation, diminution de la douleur, cicatrisation accélérée et réduction des effets post opératoires dans un premier temps semblent tout à fait recommandés.
 
La relaxation est le premier effet – pratiquement immédiat – induit par un traitement de Toucher Thérapeutique.  Elle conduit à une meilleure conscience de notre état, à des pensées plus claires, à un meilleur sommeil, donc à une meilleure capacité de récupération.
 
La diminution de la douleur, souvent induite dans un premier temps par la relaxation, peut permettre à la personne d’ouvrir sa conscience pour mieux se situer et par conséquent mieux accepter son état.  N’oublions pas que c’est la personne elle-même qui se guérit et que le traitement de Toucher Thérapeutique n’est qu’un soutien à cette auto guérison.
 
L’accélération de la cicatrisation et la réduction des effets post opératoires vont bien entendu permettre au grand brûlé de retrouver plus rapidement des sensations qui lui permettront de s’adapter à son environnement.
 
Rappelons enfin que le praticien, lors du traitement, n’est pas oblige de toucher la personne car le Toucher Thérapeutique est un « toucher » particulier qui se situe à quelques centimetres du corps, au niveau des zones énergétiques.
 
Le ministère de la défense américain a lancé une étude sur le recours au Toucher Thérapeutique chez les grands brûlés :
 
« La douleur peut provoquer des troubles du schéma corporel et de l’image du corps.  Certains patients peuvent ressentir de façon exacerbée la zone douloureuse et percevoir de façon moindre le reste de leur corps, ou au contraire évincer la zone douloureuse de la représentation corporelle.  Le Toucher Thérapeutique visera à faire ressentir à nouveau l’ensemble du corps. »
 
passeportsanté.net :
 
« Les résultats d’un autre essai aléatoire réalisé auprès de 99 grands brûlés hospitalisés ont montré que, comparativement à un groupe placebo, des séances de Toucher Théreapeutique étaient efficaces pour réduire la douleur.»
 
Source : « Le guide du magnétisme » de Dolorès Krieger – http://www.medecine.unige.ch
 
Par : Pascale Servonnat, RP = pascale.servonnat@gmail.com